individuele tentoonstelling

Martien Van Beeck

ZA 25.09 — ZA 30.10 1999

' Respecte dans la bête un esprit agissant:
Chaque fleur est une âme à la Nature éclose;
Un mystère d'amour dans le métal repose;
« Tout est sensible
Souvent dans l' être obscur habite un Dieu caché;
Et comme un oeil naissant couvert par ses paupières,
Un pur esprit s'accroît sous l'écorce des pierres! '
Gérard De Nerval, Vers Dorés

' Let' s wed, I thought, the seraph with the dog,
And wait the purple thing that shall be born. '
Richard Le Gallienne, The Decadent to his Soul

' Le plus inquiétant n'est pas qu'on refasse une beauté au mort et qu'on lui donne un air de représentation. Toutes les sociétés l'ont toujours fait. Elles ont toujours paré a l'abjection de la mort naturelle, abjection sociale de la décomposition qui vide le corps de ses signes, de sa force sociale de signifier, pour n'être plus que substance - et du coup précipite le groupe dans la terreur de sa propre décomposition symbolique. Il faut parer le mort, le couvrir d'artificialité pour échapper a ce moment insupportable de la chair rendue à elle seule, et qui a cessé d'être signe. Déjà les os dénudés et le squelette scellent la réconciliation possible du groupe, car ils retrouvent la force du masque et du signe. Mais entre les deux, il y a ce passage abject par la nature et le biologique, qu'il faut conjurer à tout prix par des pratiques sarcophagiques (dévoreuses de chair) qui sont en fait des pratiques sémiurgiques. '
Jean Baudrillard, L' échange symbolique et la mort